COMMENT JE FUS RATTRAPÉE PAR DIEU

«Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.»

Je suis née en Guadeloupe dans une famille catholique pratiquante. Nous allions tous les dimanches à l’Église et mes parents nous ont appris à prier et nous ont donné les valeurs que nous enseigne la parole de Dieu : le respect et l’obéissance à Dieu, l’amour de Dieu et du prochain…. A l’église on nous racontait l’histoire de Jésus, de sa famille et de ses Apôtres. J’écoutais avec passion et j’aimais ces histoires. J’étais en paix et j’aimais retrouver mes amies car il y avait toujours beaucoup de monde et une superbe ambiance.

NOTRE ARRIVÉE EN NORMANDIE

Des années plus tard, suite à notre venue en Métropole avec mon époux, je ne m’y retrouvais plus car les églises étaient moins vivantes que chez nous, presque vides, froides, fréquentées par des personnes âgées.
Mon époux et moi, nous nous sommes tournés vers les choses du monde (les boites de nuit, les fêtes mondaines…). Il ne nous manquait rien car nous étions bien matériellement et professionnellement mais, notre vie était de plus en plus triste et vide, il nous manquait quelque chose. Un jour, un couple âgé de notre immeuble nous a invité à une soirée d’évangélisation mais ce jour-là, nous avons préféré aller à une fête foraine.
Un dimanche pourtant, nous avons accepté de les accompagner dans leur église qui était une église évangélique de Pentecôte. Je pris peur car je n’avais pas coutume de voir des gens qui priaient à haute voix et dans des langues que je ne comprenais pas.

TROIS ANS PLUS TARD : NOTRE ARRIVÉE SUR PARIS

A notre arrivée sur Paris, nous étions heureux : aucun problème professionnel, logement de fonction (mon époux étant Directeur d’un établissement public), naissance de mes 2 enfants… mais quand même, une vie toujours vide que l’on essayait de combler par des invitations protocolaires, des sorties avec des amis(es), etc. Mais, cela ne nous apportait pas grand chose et, nous sommes tombés dans une routine bien ennuyeuse.
Je confiai alors mes difficultés à une amie qui nous proposa de venir dans son église et là encore, je fus effrayée et je dis à mon époux que nous étions «tombés» dans une secte et ne sommes pas restés une minute de plus. Six mois après cette expérience, j’appris par ma sœur que deux de mes jeunes frères (qui étaient en Guadeloupe) s’étaient convertis au protestantisme. Je partageai mon expérience à ma sœur et lui dit que je pensais que c’était des sectes, qu’il fallait faire attention et la famille fut assez inquiète pour mes frères.

LA POURSUITE DE DIEU

Dieu mit d’autres chrétiens sur mon chemin mais je les trouvais coincés, sectaires et, toujours dans la méfiance, je ne donnais pas suite. Mais Dieu était toujours là et essayait de me tendre la perche de différentes façons. Je continuais cependant à fuir et c’est après de grandes épreuves (divorce, déception amoureuse, accident, …) que Dieu mit sur mon chemin, à l’hôpital où j’étais soignée, une infirmière chrétienne, remplie d’amour et de sagesse qui sut me parler de l’amour de Jésus et me conduire dans une église des Assemblées de Dieu où il y avait certes, du «parler en langue», des prophéties mais où tout était fait dans l’ordre et la sagesse et où le pasteur ne cherchait pas à m’endoctriner. Il m’écoutait sans me juger et me montrait dans la Bible les réponses à mes interrogations. Il priait avec moi et pour moi et j’étais touchée par l’amour de cet homme pour Dieu et pour les membres de son église. Il y avait une joie de vivre dans ce lieu, les chants étaient vivants et je m’y sentais bien. J’aimais m’y rendre le dimanche et j’étais de plus en plus touchée par les prédications et les témoignages.
Connaissant mes craintes, Dieu avait su mettre à mes côtés les personnes qu’il fallait pour me conduire. Puis, j’acceptai de partir avec un groupe à un camp de jeunes et là, durant un moment de prière je fus vraiment interpellée par le Saint-Esprit et je me senti sale, petite, pauvre … Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Le pasteur me réconforta, me parla de Jésus et me montra dans la Bible les versets relatifs aux choses que je ne connaissais pas, qui m’effrayaient et qui me faisaient fuir. Je fus rassurée et ce fut pour moi ce jour-là une belle expérience avec le Saint-Esprit. Et avec l’aide du pasteur j’acceptai de reconnaitre Jésus comme Seigneur et Sauveur et de le Suivre.

MON ENGAGEMENT

Quelques mois plus tard, j’ai accepté de m’engager officiellement, en me faisant baptiser, à laisser derrière moi cette vie terne, le péché, pour renaître à la vraie vie avec mon Dieu.
Je suis convertie depuis 1982 et j’ai traversé des moments merveilleux avec mon Dieu. J’ai eu à accomplir plusieurs missions pour le servir, étant heureuse de regarder dans une autre direction avec lui. J’ai traversé quelquefois des moments difficiles mais j’ai compris que nous sommes des pèlerins sur cette terre et, que mon but n’était pas ce monde.
Mon engagement et mon attachement à Dieu m’ont aidé et m’aident encore à progresser dans ma foi. Ce qui me fortifie, c’est d’être sure que je ne suis plus seule. Mon Seigneur qui est attentif à tout, me donne la force et la paix, me parle. Quand parfois il m’arrive de perdre pied et d’avoir besoin de soutien plus particulier, Dieu est là aussi par l’intermédiaire de mon église, de sa parole, de la prière et de l’exhortation du pasteur, du soutien de mes frères et sœurs, qui savent m’aider à saisir la perche que Jésus-Christ me tend pour remonter.
Je lui rends grâce chaque jour car je me sais aimée de lui. J’ai du prix à ses yeux et sans lui, je ne peux rien car ce monde ne peut rien m’apporter de plus et notre ennemi (le diable) rode et ne nous fait pas de cadeaux. Un pasteur m’avait dit, avec humour «c’est souvent quand on est allongé sur le dos qu’on regarde le ciel ». Il avait en quelque sorte raison car quand on a tout et que tout va bien, on ne fait pas toujours attention à Dieu et il est quelquefois obligé de laisser (par amour) les difficultés nous atteindre afin que nous puissions nous tourner vers lui et être sauvé.

J’ai du passer par ce chemin et je peux dire encore aujourd’hui que Dieu fait partie intégrante de ma vie et, qu’il a toujours la première place dans ma vie.


Marie-Louise