UNE FILLE ORDINAIRE QUI DEVIENT PRINCESSE

MES DÉBUTS DANS LA VIE

J’ai été élevée dans une famille d’origine espagnole à côté d’Epinal et où l’on m’a imposé d’aller au catéchisme et ensuite de faire les deux communions. A vrai dire je faisais tout cela sans savoir pourquoi car je n’avais pas la foi, d’ailleurs je n’avais pas compris qui étais Jésus-Christ. Une fois ma grande communion achevée plus besoin d’aller à la messe, car là aussi je n’y comprenais rien et j’étais souvent prise de malaise et d’endormissement.

Aussi loin que je me souvienne, j’étais une enfant plutôt mélancolique, dans la cour de l’école primaire, je regardais tous les enfants de mon âge et ils riaient et s’amusaient mais moi j’étais triste dans mon cœur et je ne savais pas pourquoi. Dès mon adolescence, j’étais très agressive car j’avais des pensées très sombres, je me dévalorisais et pensais que je n’avais rien à faire sur cette terre, j’ai lutté pendant de nombreuses années pour ne pas en finir avec la vie, non pas que je le souhaitais vraiment, mais il y avait un tel vide intérieur que c’était difficile à supporter. Heureusement, mon caractère combatif m’a permis de redresser un peu la barre et vivre comme je le pouvais. A ce moment là, j’avais à peu près 20 ans et j’utilisais la méthode « je pense positif » mais cela fonctionne pendant un temps.

MA SOIF DE SPIRITUALITÉ

Je suis partie vivre en Suisse. Ensuite, à 23 ans j’ai fais la connaissance d’un garçon, nous nous sommes mis rapidement en ménage et cela a duré environ 5 ans, mais là encore malgré son amour pour moi et moi pour lui, il restait un vide à combler. Que faire ? Quel est le sens de ma vie ? Qu’est ce que je fais sur cette terre ? Toutes ces questions ont trotté dans ma tête pendant des années.
Vers 28 ans, je me suis tournée vers les médecines alternatives, je lisais des livres ésotériques ce qui m’apportait une certaine confiance en moi car cela me paraissait positif. J’avais soif de spiritualité, mais je ne savais encore pas où aller, j’étais comme une brebis errante.
Ensuite, j’ai connu un autre homme qui habite à Echenoz- la-Méline et j’ai donc déménagé par « amour ». Les choses n’étaient pas toujours faciles mais je l’aimais. Et je désirais vraiment fonder une famille et voulait absolument un enfant, mais lui avait déjà 2 filles. Mon souhait était aussi de changer d’attitude car je n’aimais pas toujours la personne que j’étais. J’étais en quête d’un changement véritable.

SUR LE CHEMIN DE DIEU

A l’âge de 32 ans, je suis partie en week-end en Suisse chez une amie que je n’avais pas revue depuis 2 ans. (Je ne savais pas qu’elle était chrétienne, car elle s’était convertie une année environ avant mon départ). Dans notre conversation, je lui dis que je parle à l’univers et elle me répond de plutôt parler à Dieu, mais moi je ne le connais pas. Ceci dit, le lendemain, c’est un dimanche et je décide de me rendre au culte avec elle. Là, je ne sais ce qui se passe mais le prédicateur me parle directement sans me connaître et je suis prise par les larmes, je comprends que Dieu me parle personnellement et pourtant je ne me souviens pas de ce qu’il m’a dis, je comprends simplement que ma vie va en être bouleversée au moment où l’homme qui se tient devant moi me dit « Dieu t’aime » et je fonds en larmes. A ce moment, je crois en Dieu, chose incroyable, que vient-il de se passer ? Dieu m’a donné la foi.
Quelques semaines plus tard, je commence à lire la bible « la Parole de Dieu », et je suis touchée par sa grâce, je pleure et ne peux m’arrêter, je sais dès lors que je suis pécheresse et que j’ai besoin du pardon de Dieu. Je comprends que Jésus-Christ est mort pour moi à cause de mes péchés, chose que je n’avais pas compris au catéchisme. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » éphésiens 2 :8
Moi qui disais des gros mots, presque du jour au lendemain je n’en disais plus c’est alors que mon compagnon se mit à jurer fréquemment et horrifiait mes oreilles. Je commence à fréquenter l’église évangélique baptiste le dimanche et même suivre des cours sur la bible. Mon compagnon ne m’interdit pas de m’y rendre mais il est difficile de partager ce que je vis avec mon Seigneur Jésus. J’aime lire la bible car elle m’apprend à connaître Dieu et à connaître ses plans pour moi. Mais aussi, ce vide qui était en moi, Dieu l’a rempli par son amour divin.

LE CHOIX DIFFICILE MAIS UTILE

Je comprends également que je dois régulariser ma situation avec lui et officialiser notre relation, mais lui ne le souhaite pas car il a déjà été marié, mais il consent à faire un bébé avec moi. Je veux faire la volonté de Dieu en me mariant d’abord mais comme mon compagnon ne le souhaite pas et mon désir d’avoir un enfant est si grand que je choisis de ne plus entendre Dieu et continuer ma vie. Dès le jour où je fais le choix de faire un bébé avec mon compagnon sans être mariée, je sais que je ne suis pas dans la volonté de Dieu, mais c’est ce que je désire le plus. Les évènements s’accélèrent dans ma vie privée comme professionnelle et tout dégringole, je n’ai plus le contrôle de rien. Mon cœur est triste, je comprends que je dois cesser cette relation, aussi, sa fille cadette ne souhaite pas voir son père en épouser une autre et encore moins partager l’amour de son père avec un autre enfant. Sans rentrer dans les détails, la vie avec sa fille devenait difficile à supporter, aussi son père restait laxiste devant cette déferlante de haine à mon égard. Alors j’ai prié le Seigneur de me donner la force de rompre car il m’était impossible de le faire toute seule car je l’aimais malgré tout. Ce qui m’effrayait c’était de rester seule, notamment les week-end, eh bien Dieu ne m’a pas m’abandonné un seul week-end jusqu’au jour où j’ai été guérie.

LA PERSONNE LA PLUS IMPORTANTE POUR MOI AUJOURD’HUI

La personne la plus importante pour moi : c’était l’homme avec qui je vivais, je le plaçais au dessus de tout autre. Au travers de cette épreuve, Dieu m’a montré que c’était lui que je devais mettre à la première place et lui faire confiance et c’est ce que je fais. C’est réellement au travers de ces souffrances que j’ai appris à me confier en Dieu, à lui remettre ma vie entièrement car je sais qu’il s’occupe de moi. Il me le confirme dans sa Parole.

Mon souhait aujourd’hui est de connaître Dieu toujours un peu plus car il m’a secouru et il continue de le faire, le vrai refuge se trouve en lui, la vrai liberté est en Jésus-Christ, lui qui a payé le prix pour ma liberté et me donner la vie en abondance.Je me suis réellement convertie le 22 janvier 2011 à 34 ans, du jour où j’ai suivi le Seigneur Jésus en choisissant le chemin que Dieu a tracé pour moi. Que Dieu vous attire dans son immense Amour.

Caridad